France Culture / Série Savoirs : “Emil Cioran, désespérément” (4 épisodes)

Quatre émissions autour du philosophe Emil Cioran (1911-1995) : tranchant, cynique, penseur du néant en proie aux insomnies, égaré politiquement un temps de sa vie : comment le désespoir la vie et l’oeuvre philosophique d’Emil Cioran ?

FranceCulture – Émissions > Les Chemins de la philosophie > Emil Cioran, désespérément

1. De l’inconvénient d’être né

“N’être pas né, rien que d’y songer, quel bonheur, quelle liberté, quel espace !” Ces mots sont du philosophe Emil Cioran, né en Roumanie en 1911 et mort en 1995 en France. Ne pas être né, voilà donc son souhait le plus cher, et s’il n’est pas le premier à faire l’éloge du non-être, Cioran creuse la question si loin qu’il en fait, c’est un comble, un moteur pour la réflexion.
L’invité du jour : Aurélien Demars, enseignant en philosophie à l’université Savoie Mont Blanc, il a collaboré à l’édition de Cioran en Bibliothèque de la Pléiade (dirigée par Nicolas Cavaillès) en 2011, et co-dirige (avec Mihaela-Genţiana Stănişor) une série d’ouvrage collectifs consacrés à Cioran


2. “La vie se crée dans le délire et se défait dans l’ennui”

Quel rapport Cioran tisse-t-il avec le temps ?• Crédits : copyright Anaïs Ysebaert

3. Vivre dans un monde raté

Comment vivre dans un monde raté ?• Crédits : copyright Anaïs Ysebaert

Toute sa vie, Cioran jette ses récriminations envers Dieu à travers le christianisme, pour lui la cause d’un monde raté. Mais il est plus que ce pessimiste athée qui éteint la veilleuse du monde, véritable mystique à rebours, Dieu est son obsession définitive et guide la direction de son oeuvre…
Et si, à l’origine du mal, se trouvait non pas des hommes mauvais, ni un diable mal intentionné, mais un mauvais démiurge, un créateur qui n’aurait pas bien fait son boulot, et qui aurait, tout simplement, raté son travail, raté le monde dans lequel nous vivons ?
C’est l’hypothèse du philosophe Emil Cioran, qui va même jusqu’à parler d’un Dieu taré qui se moquerait de nous…
L’invitée du jour : Simona Modreanu, professeure des universités, HDR, directrice du Département de langue et littérature françaises et francophones de l’Université Alexandru Ioan Cuza de Iaşi (Roumanie)


4. “Dans un monde sans mélancolie, les rossignols se mettraient à roter”

La mélancolie qui colle au coeur, l’humeur noire• Crédits : copyright Anaïs Ysebaert

“J’ai toujours porté un amour indu à la mélancolie. Il me suffisait de la sentir poindre en moi, pour qu’aucune réticence ne m’empêchât plus à m’y livrer corps et âme” : l’œuvre de Cioran est traversée par la mélancolie, dont il a tant fait l’éloge. Mais de quelle mélancolie parle-t-on ?
L’invité du jour : Constantin Zaharia, docteur de l’EHESS de Paris, auteur d’une thèse sur Cioran, la mélancolie et l’écriture fragmentaire (La parole mélancolique. Une archéologie du discours fragmentaire), éditeur de ses inédits roumains aux éditions Humanitas de Bucarest

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